Tout tapissier professionnel le sait : il faut s’équiper d’une vraie machine à coudre le plus tôt possible. Dès qu’un siège a des coussins, comme une bergère ou un canapé, la machine devient indispensable.
Une machine industrielle
Première chose à savoir : sauf si vous avez besoin d’une machine facile à emporter sur chantier, votre machine principale doit être une machine industrielle. Comptez de 500 € pour une machine d’occasion à 4 000 € pour une machine neuve. Ma première machine à triple entraînement était une Adler, celle que vous voyez ci-dessous.

Quelle machine à coudre pour la tapisserie ?
La machine à triple entraînement, aussi appelée machine à pied entraîneur, est l’outil de référence pour coudre des tissus épais ou plusieurs épaisseurs à la fois. C’est elle qui permet de coudre proprement un passepoil, un plateau de coussin ou un cuir, quel que soit le tissu.
Trois entraînements synchronisés
Le système associe trois éléments qui travaillent ensemble. Le pied presseur maintient le tissu, les griffes l’entraînent par-dessous, et le pied entraîneur l’entraîne par-dessus, au même rythme. Résultat : les épaisseurs avancent ensemble, sans glisser, sans fronces et sans se décaler.
Un point régulier sur toutes les matières
Cuir, toile épaisse, tissu d’ameublement ou épaisseurs ouatinées : la longueur de point reste constante du début à la fin de la couture. C’est ce qui donne une finition professionnelle, surtout sur une surpiqûre qui se voit.
Les fortes épaisseurs sans forcer
Là où une machine domestique peine ou saute des points, la triple entraînement passe plusieurs épaisseurs de tissu, de cuir ou de mousse sans faire forcer le moteur.
Des coutures qui tombent juste
Comme les tissus ne se décalent pas, les raccords et les coutures tombent exactement là où vous les voulez. C’est essentiel sur un tissu à motif ou sur un coussin dont les plateaux doivent correspondre.
Une machine faite pour durer
Ces machines sont conçues pour un usage intensif et de longue durée. Bien entretenues, elles tiennent des décennies, ce qui explique le bon marché de l’occasion.
Quelle marque choisir ?
Dürkopp Adler (les modèles fabriqués en Allemagne) et Juki sont les deux grandes marques de machines professionnelles, et celles que j’utilise. Les anciennes Adler fabriquées en Allemagne restent un très bon choix : la mienne a déjà de nombreuses années et fonctionne toujours parfaitement.

Les machines à triple entraînement que je conseille
- Adler 867 : en neuf.
- Juki DNU-1541 : celle que je pense acheter, pour sa longueur de point qui monte jusqu’à 9 mm.
- Adler 267 : celle que nous avons à l’atelier.
- Adler 376 : une autre bonne option.
- Pfaff 1245 : facile à trouver d’occasion.
Je vous conseille aussi d’acheter votre machine chez un revendeur spécialisé : vous pourrez y retourner pour l’entretien et les réglages.
Et vous, quelle machine utilisez-vous ? J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur ces marques, et sur d’autres.
Et le fil ?
Un tissu lourd demande évidemment un fil solide. Attention au numéro : plus il est petit, plus le fil est épais. J’utilise du n° 60 pour la plupart des tissus d’ameublement, et du n° 40 à 30 quand une surpiqûre vient finir le travail.
Pour tout savoir sur les fils et les ficelles que j’utilise dans mes projets, lisez quelle ficelle et quel fil pour quel usage.

